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La page baselayers de ski femme réunit la couche portée à même la peau : sous-maillots en laine mérinos Kari Traa Rose, maillots synthétiques Craft et X-Bionic Symbio, t-shirts première peau Peak Mountain, maillots manches longues La Sportiva, Head ou Whistler. Des coupes pensées pour la morphologie féminine, qui gardent la peau au sec du premier virage à la dernière remontée.
La couche qui touche la peau, celle qui décide si l'on a chaud ou froid sur les pistes.
Une sous-couche de ski sert d'abord à évacuer la transpiration, avant de tenir chaud. Sur les pistes, on alterne efforts intenses et longues minutes immobiles sur le télésiège : si l'humidité reste sur la peau, elle refroidit le corps à chaque arrêt. La baselayer capte cette humidité et la transfère vers la polaire et la veste, par capillarité pour les fibres synthétiques, par absorption au cœur de la fibre pour la laine.
Pour fonctionner, elle doit toucher la peau partout : on la choisit ajustée, avec des manches qui couvrent les poignets. Les modèles à coutures plates évitent les irritations sous les bretelles du pantalon de ski et sous les sangles du sac à dos.
La gamme Kari Traa Rose, en laine mérinos aux motifs d'inspiration norvégienne, porte la signature de la marque fondée en 2002 par Kari Traa, skieuse de bosses originaire de Voss et championne olympique à Salt Lake City la même année. Pendant sa carrière, elle tricotait ses propres bonnets, faute de vêtements pensés pour les sportives : sa marque s'est construite sur cette idée.
Le mérinos a deux atouts au ski : il continue d'isoler même humide et limite naturellement les odeurs, ce qui permet de porter le même haut plusieurs jours. La Rose existe à col rond et en version demi-zip, plus facile à aérer dans une montée en peaux de phoque.
Les fibres synthétiques sèchent plus vite que la laine et supportent mieux les lavages fréquents : elles conviennent aux skieuses qui transpirent beaucoup ou pratiquent le ski de randonnée. Craft, marque suédoise née en 1977 à Borås, travaille des mailles légères comme celle de son maillot Active Comfort. X-Bionic, fondée en Suisse en 1998, s'est fait connaître par ses structures tricotées en relief, qui utilisent la sueur pour refroidir le corps à l'effort et le protéger du froid à l'arrêt ; le Symbio en reprend le principe.
Les t-shirts première peau Peak Mountain Ana et Anoy, ainsi que le Whistler Candee, de la marque danoise, offrent une base simple et efficace pour les journées de piste.
Le textile femme se complète avec les polaires, vestes de ski, pantalons de ski, doudounes de ski, combinaisons, sur la page femme.
Le maillot à manches longues reste la base, quelle que soit la météo : sous la veste, il protège les bras des frottements et garde une chaleur homogène. Le La Sportiva Tour, de la maison italienne née en 1928 dans le Val di Fiemme, vise les skieuses de randonnée ; le Head Aster et le Whistler Blume conviennent aux journées sur piste. Le col demi-zip s'ouvre dans les montées et se referme sur le télésiège.
Pour les jambes, on associe un collant de même matière ; une longueur trois quarts, arrêtée au-dessus de la chaussure, évite toute épaisseur dans le chausson. Un buste légèrement long reste rentré dans le pantalon quand on se penche pour boucler ses chaussures.
Pour plusieurs jours d'affilée, le mérinos l'emporte : il limite les odeurs et se porte deux ou trois jours sans lavage. Le synthétique, qui sèche plus vite, se lave chaque soir et convient mieux aux journées d'effort intense.
En cas d'hésitation, on prend la taille la plus ajustée : la sous-couche doit épouser le corps sans comprimer. Les marques féminines comme Kari Traa prévoient des longueurs de buste et de manches adaptées à la morphologie féminine.
C'est à éviter : le coton absorbe la transpiration et la garde contre la peau, qui se refroidit à chaque arrêt. Une sous-couche technique, même fine, reste plus confortable toute la journée.
Trois couches suffisent en général : une sous-couche, une polaire ou une doudoune légère, puis la veste. Par grand froid, on choisit une sous-couche en mérinos plus épaisse plutôt que d'ajouter des épaisseurs qui gênent les mouvements.
On la lave à trente degrés maximum, en programme laine, avec une lessive adaptée et un essorage doux. Le séchage se fait à plat, jamais au sèche-linge ni sur un radiateur, car la chaleur feutre la laine et réduit la taille du vêtement.