La page polaires de ski homme réunit la couche intermédiaire du skieur : polaires zippées Peak Mountain, demi-zip Spyder Speed et Bandit, polaire à capuche Karpos Ambrizzola et modèle sherpa à poils longs. Des pièces qui retiennent la chaleur sous la veste de ski sans bloquer la transpiration, et qui se portent seules au soleil de printemps ou au retour des pistes.
La couche du milieu, celle qui garde la chaleur sans alourdir.
La polaire tient chaud parce que ses fibres brossées emprisonnent de l'air, tout en laissant passer la vapeur que produit le corps à l'effort. Au ski, elle se place entre la sous-couche, qui évacue l'humidité de la peau, et la veste, qui arrête le vent et la neige. Ce rôle de couche intermédiaire lui convient : elle sèche vite, reste légère et garde ses qualités isolantes même légèrement humide, contrairement au duvet.
Le tissu polaire synthétique est né aux États-Unis à la fin des années 1970, à partir de polyester brossé, comme alternative à la laine des alpinistes. Plus léger à chaleur égale et plus rapide à sécher, il s'est imposé en quelques hivers dans les garde-robes de montagne.
Le type d'ouverture décide de la façon dont on régule la température. La polaire entièrement zippée, comme les Peak Mountain Cevira, Cemaillon, Cayak ou Capino, s'ouvre en grand dans une montée au soleil et se retire sans enlever le casque. La demi-zip, comme la Spyder Speed ou la Spyder Bandit semi-zippée, plus près du corps, évite une longue fermeture qui appuie sous la veste ; on ouvre le col pour s'aérer.
La Karpos Ambrizzola ajoute une capuche qui protège la nuque et la tête aux arrêts et après le ski. La version sherpa de la Peak Mountain Croco, à poils longs façon peau de mouton, est la plus chaude et la plus douce : elle se réserve aux journées glaciales et au retour au chalet.
Spyder est née en 1978 à Boulder, dans le Colorado, quand David Jacobs, ancien membre de l'équipe nationale canadienne de ski devenu entraîneur, a commencé à vendre par correspondance des pulls de course pour les jeunes compétiteurs. Le nom vient d'un pantalon de course dont les protections, du genou à la hanche, rappelaient des pattes d'araignée ; l'orthographe avec un y est un clin d'œil à la Porsche Spyder. La Bandit, déclinée en version zippée et semi-zippée, perpétue cet héritage.
Karpos, fondée en 1976 au cœur des Dolomites, appartient au groupe italien Manifattura Valcismon et s'est spécialisée dans le ski-alpinisme : ses polaires sont pensées pour l'effort de la montée, avec des tissus respirants et des coupes ajustées.
Le textile homme se complète avec les vestes de ski, pantalons de ski, doudounes de ski, combinaisons, sous-couches, sur la page homme.
Une polaire bouloche quand ses fibres frottent et s'emmêlent : tout l'entretien vise à limiter ce frottement. On la lave à l'envers, zip fermé pour que la fermeture n'accroche pas la maille, à trente degrés et en cycle délicat, avec des textiles de même nature plutôt qu'avec des serviettes éponge ou des tissus rêches. L'adoucissant est à proscrire : il enrobe les fibres et réduit leur capacité à laisser passer la vapeur.
Le séchage se fait à l'air libre, à plat ou sur un cintre, loin d'un radiateur : une polaire synthétique sèche en quelques heures. Pour la sherpa, un coup de brosse douce une fois sèche redonne du volume aux poils longs.
En randonnée, on transpire beaucoup à la montée : une polaire fine et respirante, zippée pour s'aérer, convient mieux qu'un modèle épais. Les marques issues du ski-alpinisme, comme Karpos, privilégient des coupes près du corps qui ne gênent pas les bras.
La polaire respire mieux et supporte l'humidité, idéale quand on alterne effort et pauses. La doudoune légère isole davantage à poids égal mais craint la transpiration : on la garde pour les journées très froides passées surtout sur les télésièges.
Sa taille habituelle, ajustée sans serrer : une polaire trop ample forme des plis et des poches d'air froid sous la veste. Bras levés, les manches doivent rester au poignet pour ne pas découvrir la peau entre le gant et la veste.
La sherpa, très chaude et douce, convient aux journées glaciales sous une veste ample ou à l'après-ski. Plus épaisse qu'une polaire classique, elle respire un peu moins : sur les pistes, on la porte plutôt par grand froid et faible effort.
Non, la maille polaire laisse passer l'air, ce qui la rend respirante. Seule, elle convient par temps calme et ensoleillé ; dès que le vent se lève ou que la neige tombe, on la recouvre d'une veste de ski.